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... de Philippe de Champaigne (Bruxelles 1602-1674 Paris)
sur la toile – diffèrent, les conditions
spéci昀椀ques de l’autoportrait ne
permettraient pas de garantir
l’unité du regard peint 8 » (ill. 16).
ill. 15 : Jan Van Eyck,
L’Homme au turban rouge,
1433,
huile sur panneau, 26 x 19 cm,
signé et daté (au verso) : « JOHES.DE.EYCK.
ME.FECIT.ANO.MO. CCCCO.33O.2I.
OCTOBRIS »,
Londres, National Gallery.
Cependant, cette hypothèse s’appuie
sur le fait qu’une représentation de
soi se peint nécessairement devant
un miroir, ce qui mérite d’être
nuancé. Certes, l’usage du miroir
est très probable pour une mise en
place, mais de nombreux ajustements
permettent au peintre de se détacher
ensuite de cette contrainte. Un
article d’Hannah Williams9 souligne
ainsi, à propos des autoportraits
de Nicolas de Plattemontagne et
8. Ibid., p. 16.
9. Hannah Williams, « Autoportrait ou portrait de l’artiste
peint par lui-même ? Se peindre soi-même à l’époque
moderne », Images re-vues [En ligne], 7 | 2009, mis en ligne le
1er septembre 2009, consulté le 16 mars 2026.
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ill. 16 : Johannes Gumpp,
Autoportrait,
huile sur toile,
89 cm de diamètre,
signé et daté : « Johannes
Gumpp im 20 Jare 1646 (?) »,
Florence, musée des Of昀椀ces.