Catalogue-champaigne V240326 1455 - Flipbook - Page 18
Réflexions autour de l'Autoportrait disparu...
le volume en peignant touche par
touche. Chaque poil de moustache
est minutieusement rendu, tandis
que l’arête du nez est modelée par
un jeu subtil d’ombre et de lumière.
On observe le même procédé dans
le Portrait d’homme du musée du
Louvre (ill. 7) et dans le Portrait de
Robert Arnauld d’Andilly (ill. 8). La
matière est « griffée » ou « peignée »,
technique que l’on retrouve souvent
chez Champaigne (ill. 9). Les siècles
ont endommagé les glacis de notre
œuvre, particulièrement sur la
partie droite du visage. Par ailleurs,
l’utilisation d’un médium à l’huile
sur papier, support inhabituel chez
Champaigne, confère à l’exécution
une plus grande 昀氀uidité mais rend
plus complexe la compréhension
de la genèse de l’œuvre ainsi que
sa confrontation avec des tableaux
exécutés sur bois ou sur toile.
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ill. 9 :
Philippe de Champaigne, Portrait d’homme,
détail de l'ill. 7 (en haut) ;
Philippe de Champaigne, Portrait de Robert
Arnauld d’Andilly, détail de l'ill. 8 (en bas) ;
Philippe de Champaigne, détail de notre
Étude pour l'Autoportrait de l'artiste
(à droite).