Catalogue-champaigne V240326 1455 - Flipbook - Page 17
... de Philippe de Champaigne (Bruxelles 1602-1674 Paris)
découverte, une première étude du
tableau, alors qu’il était âgé d’une
cinquantaine d’années. L’existence
de cette toile, non localisée à ce jour,
est attestée par une copie conservée
au Fogg Museum d’Harvard (ill. 5),
orientée dans le même sens que
l’autoportrait de Poussin. Une autre
variante – connue également grâce
à une réplique appartenant à la
collection Schorr (ill. 6) –, daterait
de la même période. Le peintre
aurait ensuite longuement mûri
ce projet avant d’y revenir près
de vingt ans plus tard, en 1668.
Dans notre huile sur papier, le
cadrage est resserré sur le visage,
à l’instar de la plupart des copies
de l’Autoportrait de Champaigne.
Mais, à l’inverse de la plupart des
répliques, le peintre se présente à
nous dans le même sens que sur la
version originelle. La 昀椀nesse des
détails est remarquable et rappelle
la manière de Champaigne, qui crée
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ill. 7 : Philippe de Champaigne,
Portrait d’homme,
1650,
huile sur toile,
91 x 72 cm,
signé et daté (en bas à gauche) :
« Phi Champaigne F. A° 1650 »,
Paris, musée du Louvre.
ill. 8 : Philippe de Champaigne,
Portrait de Robert Arnauld d’Andilly,
écrivain janséniste,
1667,
huile sur toile,
78,5 x 64,5 cm,
daté et monogrammé (en bas à gauche) :
« Aets 80 A° 1667 PDC. F. »
(les initiales PDC entrelacées),
Paris, musée du Louvre.