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... de Philippe de Champaigne (Bruxelles 1602-1674 Paris)
style et à la technique de Philippe
de Champaigne. La date inscrite sur
le parchemin con昀椀rme l’exécution
de l’autoportrait originel en 1668.
ill. 4 : Nicolas Poussin,
Autoportrait,
1650,
huile sur toile,
98 x 74 cm,
signé et daté (à mi-hauteur à droite) :
« Ef昀椀gies Nicolai Poussini andelyensis pictoris.
Anno aetatis. 56. Romae anno jubilei 1650 »,
Paris, musée du Louvre.
La mention « son 昀椀ls » se réfère
à Jean-Baptiste de Champaigne,
neveu du maître, considéré par ce
dernier comme son 昀椀ls adoptif. Si
on la compare avec la gravure de
Gérard Edelinck exécutée en 1676,
la copie du Louvre apparaît 昀椀dèle
à la version d’origine, bien que sa
qualité picturale soit inférieure au
18 novembre 2007-17 février 2008), Paris, Somogy, Évreux,
musée d'Évreux, 2007, p. 120.
Il est dif昀椀cile de savoir si c’est
l’autoportrait originel ou la version
du Louvre qui servit de modèle
aux copistes dès le xvii e siècle.
Certaines copies sont signalées
dans différentes ventes depuis
le xix e siècle, et Bernard Dorival
en mentionne d’autres dans son
catalogue raisonné. La version
conservée à Bruxelles (ill. 3),
dont la provenance remonte à
1847, est la seule à reproduire,
avec celle du Louvre, le paysage
bruxellois de l’arrière-plan.
Stylistiquement, elle ne soutient
pas la comparaison avec l’œuvre
de Champaigne. Si d’aucuns,
au xix e siècle, l’ont attribuée à
Jean-Baptiste de Champaigne,
elle est aujourd’hui considérée
comme une copie anonyme.
La gravure d’Edelinck contribua
au succès de cette composition,
et c’est par son intermédiaire
que se multiplièrent les copies
inversées par rapport à l’original.
L’in昀氀uence de Nicolas Poussin
(1594-1665) sur l’autoportrait
de Philippe de Champaigne est
manifeste. Le peintre andelysien
avait envoyé son portrait (ill. 4), en
1650, à l’un de ses amis les plus
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